Le gouvernement a décidé d’élaborer son plan de réformes de l’amnistie spéciale d’ici la fin juin, afin que cette mesure soit dorénavant accordée de façon plus impartiale et plus transparente. Cette décision a été prise hier à l’issue d’une conférence de représentants des administrations concernées.
La veille, la présidente de la République Park Geun-hye avait ordonné de réformer le système, après la polémique dans la classe politique sur la grâce présidentielle accordée à Sung Wan-jong. Ce dernier est l’ex PDG du groupe Keangnam. Il s’est suicidé le 10 avril, en laissant une liste de plusieurs hommes politiques qu’il aurait corrompus.
Après sa mort, on a également appris qu’il avait bénéficié à deux reprises de cette grâce présidentielle, lorsque Roh Moo-hyun était au pouvoir de 2003 à 2008. Cela continue de faire débat.
C’est la première fois que le gouvernement se met à réformer la grâce présidentielle, qui est le pouvoir du chef de l’Etat d’annuler une peine et de la réduire entre autres.
En Corée du Sud, ce pouvoir était exercé parfois pour amnistier les hommes d’affaires emprisonnés pour détournement de fonds ou abus de confiance. Cela était perçu comme du favoritisme par le reste de la population.