Le projet de loi sur la réforme de la retraite des fonctionnaires n’a finalement pas pu être voté, hier, à l’Assemblée nationale alors qu’il s’agissait de la dernière journée de la session extraordinaire qui avait débuté le 7 avril.
Malgré des discussions marathon, la majorité et l’opposition ne sont pas parvenues à se mettre d’accord sur le fait de mentionner ou non le taux de remplacement dans la pension nationale. L’UDNP, la première formation de l’opposition, a souhaité inscrire l’augmentation de ce ratio à 50 % dans le règlement du Parlement, mais le Saenuri, le parti présidentiel, a refusé de préciser ce chiffre en affirmant qu’il fallait le consensus national.
D’autres textes qui devaient être aussi adoptés hier n’ont pas pu être soumis au vote. Seule la nomination du juge de la Cour suprême, Park Sang-ok, a été approuvée. Avec 151 voix pour, six contre et une abstention. Il est à noter que les députés de l’opposition n’ont pas participé au scrutin. Park Sang-ok est soupçonné d’avoir tenté d’étouffer la vérité sur l’affaire Park Jong-chul. Ce dernier était un étudiant tué sous la torture lors des mouvements démocratiques des années 80.
Afin de voter la réforme de la retraite des fonctionnaires, le Saenuri souhaite ouvrir une session d’un jour, à la mi-mai. L’UDNP, quant à lui, a demandé l’ouverture d’une session extraordinaire d’un mois à partir du 11 mai prochain.