L’ancien Premier ministre sud-coréen a comparu devant les procureurs, aujourd’hui, pour se soumettre à un interrogatoire relatif à son implication présumée dans une affaire de corruption.
Lee Wan-koo est soupçonné d’avoir perçu un fonds politique illégal de 30 millions de wons, soit 24 000 euros, de la part d’un ex-homme d’affaires tombé en disgrâce.
Lee est apparu devant le Parquet, situé au sud de Séoul, aux alentours de 10 h du matin. « J’ai démissionné du poste de Premier ministre en raison de ce scandale », a-t-il déclaré aux journalistes à son arrivée, avant de finalement ajouter que « rien ne vaut la vérité dans ce monde ».
Cette convocation fait suite à la fameuse « liste de corruption » que Sung Wan-jong, l’ancien patron de l'entreprise Keangnam, avait écrite avant de se donner la mort le mois dernier. Elle comprenait le nom de l’ex-chef du gouvernement aux côtés de sept autres personnalités du monde politique et des affaires.
Aucune somme d’argent n’était associée au nom de Lee Wan-koo. Cependant, Sung a affirmé dans une interview lui avoir versé un pot-de-vin, alors qu’il était candidat à un siège parlementaire en 2013. Lee a nié cette accusation en déclarant qu’il donnerait sa vie s’il existe une preuve qu’il a bien reçu cet argent.