L’ancien Premier ministre sud-coréen est rentré chez lui ce matin, à la suite d’un interrogatoire qui a duré pendant 15 heures au Parquet de Séoul. Lee Wan-koo y a été convoqué hier car il est soupçonné d’avoir touché un pot-de-vin de 30 millions de wons, soit 24 000 euros, de la part de l’ex-homme d’affaires sud-coréen, Sung Wan-jong. Cette somme aurait été versée à Lee alors qu’il était candidat du Saenuri, le parti au pouvoir, pour un siège parlementaire en avril 2013. Pour rappel, avant de se suicider le 9 avril dernier, Sung a laissé une note sur laquelle figurent les noms de huit hommes politiques sud-coréens, dont le-Premier ministre démissionnaire.
A l’issue de l’interrogatoire, Lee Wan-koo a fait savoir aux journalistes qu’il avait démenti encore une fois, face aux enquêteurs, le fait d’avoir perçu ce fonds politique illégal. Quant à ses rencontres en tête-à-tête avec le défunt homme d’affaire, il leur aurait répondu qu’il ne s’en souvenait pas.
Lee aurait également affirmé devant les procureurs qu’il ignorait si un de ses secrétaires avait tenté de récupérer les principaux témoins de cette affaire, comme le soupçonne actuellement le Parquet. Ce dernier envisage de décider s’il le mettra en examen ou non en début de semaine prochaine.