La présidence sud-coréenne a aujourd’hui exprimé sa préoccupation quant à la modification de la loi sur le Parlement approuvé ce matin dans l’hémicycle. Cet amendement permet aux députés de demander à l’exécutif de changer ses décrets ou arrêtés.
La Maison bleue prétend que cela risque de violer le principe de séparation des pouvoirs et d’entraîner un grave dysfonctionnement dans la gestion des affaires de l’État. Dans la foulée, elle a annoncé examiner la possibilité d’imposer le droit de veto de la présidente sur cette loi en la qualifiant d’anticonstitutionnelle.
Face à cette critique, l’UDNP, la première force d'opposition, a précisé que le texte en question n’est valable qu’au cas où les règlements administratifs ne correspondent pas à la lettre et l’esprit de la loi concernée. Ainsi, cela ne constituerait aucunement un empiétement des droits de l’exécutif par les parlementaires.
La modification de la loi en question a été proposée par l’UDNP dans le but de changer le texte et le décret controversés de la loi spéciale sur la tragédie du ferry Sewol, qui a fait près de 300 morts et disparus en avril de l’année dernière.