La présidente de la République a reçu hier une délégation de membres de l’association des personnalités éminentes sud-coréennes et japonaises. Parmi eux, il y avait deux anciens Premiers ministres, le sud-Coréen Lee Hong-koo et le Japonais Yoshiro Mori.
A cette occasion, Park Geun-hye est revenue sur la perception de l’histoire de l’actuel gouvernement de Tokyo. Selon elle, en cette année du 70e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, celui-ci devra clairement annoncer son intention de reprendre la vision de ses prédécesseurs, en particulier le socialiste Tomiichi Murayama. Cela est très important pour améliorer les relations entre les deux pays voisins.
Je vous rappelle qu’en 1995, pour le 50e anniversaire de la fin de la guerre, Murayama avait évoqué la « domination coloniale et l’agression » ainsi que les « profonds remords et les excuses sincères ». Mais Shinzo Abe se refuse à reprendre ces formulations.
La locataire de la Maison bleue a ajouté que pour suivre un tel exemple, le Japon devra profiter par exemple de l’allocution historique que son chef du gouvernement fera le 15 août pour commémorer sa défaite. Pour elle, le temps presse, car maintenant, seules 52 ex-femmes de réconfort sont en vie.
L’association des personnalités éminentes des deux pays a tenu sa première réunion en mars à Tokyo. Certains de ses membres ont été reçus par Shinzo Abe.