La guerre des nerfs est officiellement déclarée entre le législatif et l’exécutif autour de la loi révisée sur le Parlement. Un texte contesté par la Maison bleue avant même qu’il ne soit transmis au gouvernement.
Le président de l’Assemblée nationale Chung Ui-hwa l’a finalement transféré hier au gouvernement. La chef de l’Etat a 15 jours pour décider de le proclamer ou d’y opposer son veto. La loi révisée a pourtant été votée le 29 mai d’un commun accord entre la majorité et l’opposition.
Elle permet au Parlement de demander au gouvernement de retoucher ou modifier ses décrets d’application, si ceux-ci ne sont pas conformes aux lois « mères » qu’il a adoptées. La Cheongwadae a immédiatement manifesté son mécontentement. Elle a alors qualifié le texte en question d’ingérence législative vis-à-vis de l’exécutif, donc d’inconstitutionnel, alors que la Constitution garantit le principe de la séparation des trois pouvoirs.
Afin de tenter de trouver une solution dans ce dossier, Chung a proposé un compromis. Il s’agit de remplacer certains mots susceptibles de provoquer le risque d’inconstitutionnalité. Mais cette fois, l’opposition n’a pas accepté ce compromis tel qu’il est. Finalement, un seul mot a été modifié : « demander » a été remplacé par « solliciter ». Pour les députés, la loi n’est maintenant plus coercitive.
Cela dit, la présidence de la République continue de laisser entrevoir que Park Geun-hye pourra user de son veto. Selon elle, le remplacement d’un seul mot n’a pas de sens.