Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères s’est entretenu, cet après-midi, avec son homologue japonais à Tokyo.
Une grande partie des discussions entre Yun Byung-se et Fumio Kishida a été consacrée au dossier des anciennes femmes de réconfort ainsi qu’à la tentation du Japon d’inscrire 23 sites historiques représentatifs de la révolution industrielle de Meiji au patrimoine mondial de l’Unesco.
Le terme « femme de réconfort » désigne les quelques 200 000 jeunes femmes qui ont été esclaves sexuelles pour des soldats japonais durant la première moitié du 20e siècle. Parmi elles, il y avait des Chinoises, des Philippines, des Indonésiennes ou encore des Hollandaises, mais la plupart étaient Coréennes. Aujourd’hui, toutes très âgées et souvent en mauvaise santé, elles continuent de demander des excuses officielles de Tokyo.
En ce qui concerne les sites historiques de l’ère Meiji sur la prestigieuse liste, les habitants du pays du Matin clair sont contre l’inscription puisque sur certains de ces sites leurs ancêtres ont été forcés de travailler.
Lors de la rencontre d’aujourd’hui, le chef de la diplomatie sud-coréenne a également fait part à son interlocuteur la position de Séoul concernant le discours que le Premier ministre nippon Shinzo Abe doit donner, cet été, à l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce texte doit refléter une conception correcte de l’Histoire.
Les deux hommes n’ont pas oublié non plus d’échanger leurs points de vue concernant un sommet entre la présidente sud-coréenne Park Geun-hye et le Premier ministre japonais Shinzo Abe.
C’est la première fois depuis quatre ans qu’un ministre sud-coréen des Affaires étrangères se rend sur l’archipel. Yun sera reçu, demain, par Abe. Il doit aussi participer à une réception organisée par l’ambassade de Corée du Sud au Japon à l’occasion du 50e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques entre Séoul et Tokyo.