Une archive gouvernementale japonaise dans laquelle est marquée la liste des travailleurs forcés coréens de l'île russe de Sakhaline a été découverte en Russie.
Le comité en charge de la recherche des dégâts liés à la mobilisation coercitive des Coréens et du soutien des victimes de l'époque du joug colonial japonais a examiné quatre classeurs du Service national des archives historiques de l'île de Sakhaline de Russie. Et il a révélé avoir vérifié la liste des 846 Coréens enrôlés pour les travaux forcés. Il s'agit du premier registre officiel qui confirme ainsi la mobilisation des Coréens contre leur gré.
Ce document rédigé par la Police japonaise de Toyohara qui occupait l'île russe à l’époque coloniale livre des informations liées aux ouvriers coréens qui ont fui les ateliers des entreprises installées dans cette région.
D'après le comité, cette archive constitue une preuve importante pour Séoul qui entend réfuter Tokyo qui prétend continuellement que la participation des Coréens qui se sont soumis au régime japonais était volontaire.
Pour rappel. Durant la colonisation japonaise, les Coréens étaient contraints de travailler pour l'industrialisation de l'archipel nippon dans 18 régions différentes dont les îles de Sakhaline et d’Hokkaido ainsi que la préfecture de Yamanashi.