Les inquiétudes sur la surveillance dans le monde virtuel s'amplifient de plus en plus en Corée du Sud.
Le Service national du renseignement (NIS) a surveillé 87 adresses IP, c’est à dire 87 ordinateurs ou téléphones portables connectés à Internet. C’est ce que nous avons pu apprendre d'un haut responsable du gouvernement.
D’après lui, les adresses IP appartiennent toutes à des étrangers. La plupart d’entre eux ont des liens avec des espions nord-coréens en activité en Chine. Un logiciel italien acheté en 2012 a été utilisé dans ce cyber espionnage.
L’UDNP, la première formation de l’opposition de centre-gauche, demande de faire toute la lumière sur cette affaire et de punir les responsables. Elle a lancé une commission d’enquête avec à sa tête Ahn Cheol-soo.
Qui est Ahn ? Médecin, chef d’entreprise et fondateur d’AhnLab, une société informatique, il s’était présenté à la présidentielle de 2012. Député de l’UDNP, il avait dirigé le parti avec Kim Han-gil de mars à juillet 2014.
Le Saenuri a critiqué son adversaire. Selon le parti de la majorité, l’opposition tente d’affaiblir la force du NIS avec des offensives politiques sans fondement.