Après qu’au Japon, le projet de loi de sécurité de Shinzo Abe ait été voté hier par la Chambre basse de la Diète, le Parlement, Séoul a immédiatement réagi.
Lors d’un point de presse, le ministère des Affaires étrangères a en effet appelé Tokyo à « mener ses discussions sur la politique de défense de manière transparente, en respectant l’esprit de sa Constitution pacifiste et dans le sens de la contribution à la paix et à la stabilité dans la région ».
Il a ensuite réaffirmé que l’archipel devra obtenir le consentement de Séoul dans le cas où il met à exécution des mesures qui affectent la sécurité dans la péninsule ou les intérêts nationaux de la Corée du Sud.
Le gouvernement de Séoul a déjà fait état d’une telle position dans le passé. Il observera de près l’évolution de la situation, en attendant que la Chambre haute examine les textes prochainement.
Les dispositions de cette loi que Séoul et Pékin contestent visent à mettre fin à l'interdiction de l'exercice du droit à l'auto-défense collective du Japon et à renforcer son rôle militaire hors de ses frontières.