Le patron du service national de renseignement (NIS) Lee Byung-ho s’est exprimé hier devant la commission concernée du Parlement sur l’affaire des soupçons qui pèsent sur son agence. Celle-ci est accusée par l’opposition d’avoir utilisé un programme d'écoutes de la société italienne Hacking Team pour surveiller illégalement des civils sud-coréens.
Un de ses agents en charge de ces outils a été retrouvé mort le 18 juillet dans sa voiture. Mais quelques heures avant de se suicider, il avait supprimé 51 documents. L’opposition a aussitôt mis en avant la possibilité que cela soit lié à la surveillance de citoyens.
Le NIS les a rétablis. Hier devant la commission parlementaire, son directeur a expliqué que selon ces données récupérées, la solution d'espionnage baptisée Remote Control System (RCS) avait été utilisée seulement à l’encontre de cibles en Corée du Nord et des terroristes ou pour des tests. En un mot, son institution n’a jamais effectué de surveillance illégale de citoyens, ni l'écoute de la messagerie Kakao Talk, qui est communément utilisée dans le pays.
Les réactions de la classe politique à ses explications sont partagées. Le Saenuri, le parti au pouvoir, a affirmé que tous les soupçons sont maintenant éclaircis. Du coup, il a appelé l’UDNP à arrêter la dispute politicienne. Pas question pour cette première force de l’opposition. Celle-ci met en cause le manque d’objectivité des documents révélés.