De hauts responsables de la politique de défense de la Corée du Sud et du Japon se retrouvent cet après-midi à Séoul, pour la première fois en deux ans. Avec au centre des discussions : la possible provocation de Pyongyang vers le 10 octobre, le jour anniversaire du parti des travailleurs et les échanges militaires entre leurs deux pays.
La question des droits du Japon à l’autodéfense collective ne sera pas abordée cette fois, car il a été décidé de s’y concerter lors d’une réunion à trois avec Washington. Mais, les délégués nippons doivent s’expliquer sur les projets de loi controversés sur la sécurité. Des textes qui ont récemment été approuvés par la Chambre basse de la Diète japonaise. Leurs homologues sud-coréens doivent faire état de la position de leur pays sur le sujet.
Séoul et Tokyo organisaient chaque année depuis 1994 une réunion de travail comme celle d’aujourd’hui et des responsables de rang de directeur général à leurs ministères de la Défense y participaient. Mais elle reste suspendue depuis 2013. En cause : les contentieux historiques qui les opposent.