La tension grimpe d’un cran sur la péninsule après l’explosion mardi dernier de mines antipersonnel à la frontière intercoréenne. Deux des soldats sud-coréens en patrouille ont été très grièvement blessés. L’un d’entre eux a dû être amputé des deux jambes et l’autre a perdu une jambe.
Séoul accuse Pyongyang d’avoir placé ces mines. Du coup, son armée lui a promis une réponse très sévère.
Une première mesure a été prise en ce sens. Dès hier après-midi, elle a recommencé à diffuser des émissions de radio en direction du Nord par le biais de haut-parleurs, d’abord dans deux endroits près de la frontière. Une pratique qu’elle avait suspendue en 2004, suite à un accord avec le régime communiste.
Ces programmes de propagande sont les plus redoutés par le Nord, puisqu’ils peuvent encourager ses soldats à déserter. Il menaçait alors de frapper le Sud, si ce dernier les reprenait. L’armée sud-coréenne renforce la vigilance pour parer à une telle éventualité.
Et hier, le ministre de la Défense Han Min-koo s’est lui aussi rendu sur place. Là-bas, il a demandé aux commandants de réagir audacieusement et fermement en cas de nouvelles provocations nord-coréennes.
Autre mesure en vue. Il s’agit de mobiliser les avions de chasse furtifs américains B2 et F-22 dans les manœuvres sud-coréano-américaines qui doivent débuter dans le courant du mois. L’armée doit présenter ce projet aujourd’hui au Parlement.