La présidence de la République a dénoncé un acte de provocation concernant l'enfouissement de mines antipersonnel par le Nord. Pour rappel, ces engins ont gravement blessé deux militaires sud-coréens qui patrouillaient dans la DMZ. Selon son porte-parole Min Kyung-wook, il s’agit « d’une violation frontale » du traité d’armistice et de celui de non-agression. Du coup, il a appelé le régime de Kim Jong-un à présenter ses excuses pour cette attaque et à en punir les responsables.
Min en a profité pour démentir l’information publiée par certains journaux sud-coréens, selon laquelle c’est le NIS, l’agence nationale du renseignement, non pas le ministère de la Défense, qui avait annoncé que le pays communiste était l’auteur de la provocation.
D’autre part, la Cheongwadae avait déjà convoqué samedi dernier la conférence de son conseil de sécurité nationale consacrée à ce sujet. Le ministère de la Défense a alors présenté les résultats de son enquête sur l’explosion des mines.
Et dans la classe politique, le pouvoir et l’opposition sont unanimes pour condamner eux aussi le régime communiste. Idem pour la communauté internationale. Dans un communiqué publié par son porte-parole, le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a exhorté Pyongyang à participer à un dialogue sur l’incident.