Les relations intercoréennes s'annoncent bloquées encore un certain temps suite aux récentes provocations du régime communiste. Pourtant, les deux Corées doivent fêter ce samedi le 70e anniversaire de leur Libération du joug colonial japonais.
Le Sud a entamé mercredi dernier les travaux de restauration d’un tronçon sud-coréen de la ligne ferroviaire Gyeongwon, qui reliait, avant la division, Séoul à Wonsan, aujourd’hui en territoire nord-coréen. A cette occasion, la présidente Park Geun-hye a appelé le Nord à rejoindre lui aussi la voie vers la réconciliation avec le Sud. Cet appel reste sans réponse.
Le même jour, Séoul a tenté de proposer à Pyongyang la tenue d’une réunion de haut niveau pour discuter de nouvelles retrouvailles de famillles séparées par la guerre, des commémorations intercoréennes du 70e anniversaire de la Libération et de la reprise du tourisme de sud-Coréens aux monts Geumgang. Mais l’Etat communiste n’a même pas voulu recevoir la lettre faisant état de cette proposition.
Cela ne s’arrête pas là. La semaine dernière, Lee Hee-ho, la veuve de l’ex président Kim Dae-jung a fait un déplacement au nord de la péninsule sur l’invitation de Kim Jong-un. Mais ce dernier ne l’a pas reçue, contre toute attente. Les sud-Coréens espéraient pourtant que le voyage de l’ex Première dame permettrait de trouver une issue aux relations entre les éternels ennemis.
C’est dans ce contexte que l’explosion des mines placées par des soldats nord-coréens est survenue.