Après les explosions de mines antipersonnel dans la DMZ, imputées à Pyongyang par Séoul, l’UNCMAC a proposé à la Corée du Nord une rencontre militaire, à laquelle doit participer son représentant ayant rang de général. Cette commission d’armistice militaire du commandement des Nations unies, chargée de surveiller l’application de la trêve entre les deux Corées, a fait une telle proposition à deux reprises, le 10 et le 13 août. L’incident s’était produit le 4 août. Deux soldats sud-coréens ont été grièvement blessés.
Cette offre reste cependant sans réponse. Pyongyang n’a dit ni oui ni non. S’il accepte son offre, la commission envisage de lui faire connaître les résultats de l’enquête sur l’attaque, menée par une équipe du ministère sud-coréen de la Défense. Elle pense également à faire part de sa protestation.
Dans ce contexte, l’armée sud-coréenne continue de renforcer la vigilance aux alentours de la DMZ. Elle a commencé en même temps à couper les arbres qui perturbent la visibilité dans certains secteurs de la zone, au lieu de les brûler.
Quant aux messages de propagande par haut-parleurs en direction du Nord, des réfugiés nord-coréens au Sud y participent eux aussi.