Le gouvernement sud-coréen a informé le Conseil de sécurité des Nations unies des détails d'une récente explosion de mines terrestres imputée à la Corée du Nord.
Cette attaque du 4 août dernier dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées a blessé grièvement deux soldats sud-coréens, attisant ainsi la tension dans la péninsule coréenne. Sans surprise, le régime de Kim Jong-un a rejeté sa responsabilité sur cette affaire.
Séoul a expliqué sa position dans une lettre envoyée aux 15 pays membres du conseil onusien. Dans cette missive, le gouvernement sud-coréen a exprimé son regret quant à cette provocation militaire nord-coréenne et a appelé Pyongyang à ne pas mener de nouvelles agressions.
La lettre sera publiée comme un document officiel du Conseil de sécurité de l'ONU et également mise en ligne dans son site web.
Si l'on en croit un officiel du gouvernement, Séoul a recouru à cette mesure dans le but d'évoquer auprès de la communauté internationale le fait que cette attaque nord-coréenne a bel et bien enfreint l'accord d'armistice intercoréen. Il s'agira aussi de présenter à la communauté internationale le fondement des provocations récurrentes du pays communiste, une fois déclenchées.