Le représentant sud-coréen aux pourparlers à six pays sur les programmes nucléaires nord-coréens a affirmé qu’un changement qualitatif est en train de s’opérer dans les relations Pékin-Pyongyang et que la Chine ne défendrait plus les provocations de son principal allié. Hwang Joon-kook a tenu ces propos dans un discours d’ouverture devant un colloque organisé aujourd’hui par l’institut sud-coréen pour la stratégie de sécurité nationale et par la Heritage Foundation des Etats-Unis.
Le haut diplomate sud-coréen a précisé que ce changement s’était fait sentir dans le processus des dernières négociations intercoréennes de haut niveau. Selon lui, l’empire du Milieu a fait part cette fois d’une position officielle pouvant être jugée différente de celles d’autrefois. Lors des deux attaques de 2010 par la Corée du Nord : le torpillage de la corvette Cheonan et le bombardement de l’île de Yeonpyeong, il avait pourtant donné tort à Séoul comme à Pyongyang.
Hwang en a profité pour reconfirmer que Séoul maintiendra son principe traditionnel dans le dossier nucléaire nord-coréen. C’est-à-dire qu’il continuera de reprendre le dialogue avec le régime de Kim Jong-un et de faire pression sur lui à la fois.
Par ailleurs, le gouvernement de Pékin a salué aujourd’hui la décision de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye d’assister à la parade militaire, qui aura lieu dans le cadre des célébrations des 70 ans de la victoire de la Chine contre l’agression japonaise. Ces commémorations seront organisées le 3 septembre dans la capitale chinoise.