Un test nucléaire ou un lancement de missiles à longue portée par la Corée du Nord constituerait une « situation anormale » pour laquelle la Corée du Sud serait contrainte de reprendre ses émissions de propagande contre Pyongyang, en vertu du récent accord intercoréen.
C’est ce qu’a affirmé le chef d'état-major interarmées Choi Yoon-hee lors d'un audit parlementaire hier, estimant que Séoul devrait remettre sur rails ses opérations de propagande par haut-parleurs contre le régime communiste si une situation pareille se produisait.
Petit rappel. Les deux Corées sont parvenues à un accord historique visant à atténuer les tensions dans la péninsule le mois dernier. Séoul a accepté de suspendre ses émissions dénonçant le leader nord-coréen Kim Jong-un, en échange de « regret » exprimé par Pyongyang quant aux blessures graves de deux soldats sud-coréens causées par l’explosion d’une mine terrestre nord-coréenne.
De l’avis des experts, la Corée du Nord serait à pied d'oeuvre pour un test d'un missile à longue portée dans le cadre de ses célébrations pour le 70e anniversaire de la fondation de son Parti des travailleurs le 10 octobre prochain.