Suite à l'accord trouvé entre le gouvernement et ses partenaires sociaux, le Saenuri se prépare à légiférer sur ce pacte. Il a présenté aujourd'hui au Parlement les cinq principales propositions de loi révisées visant à réformer le marché du travail. Elles concernent notamment les normes du travail, l’assurance chômage et les accidents du travail.
Dans le premier texte, a été clairement défini le critère du calcul du salaire fixe d’un employé sur la base d’un verdict de la Cour suprême sur le sujet. En 2013, celle-ci a jugé que les primes et les bonus, s’ils sont payés de façon régulière, font partie du salaire de base d’un employé. La loi prévoit aussi la réduction progressive du temps de travail à l’horizon 2020.
Quant à l’allocation chômage, les prestations représentent actuellement 50 % du salaire moyen d’un employé avant la perte de son poste, mais le pourcentage sera porté à 60 %. La durée de versement des indemnités augmentera elle aussi de 30 jours.
Le parti au pouvoir souhaite voter toutes ses propositions de loi avant la fin de l’année. Mais dans le camp d’en face, l’UDNP, la première formation d’opposition, dénonce la dégradation du marché du travail. L'adoption de ces textes s'annonce donc laborieuse.