Les patrons des deux principaux partis politiques du pays, Kim Moo-sung du Saenuri et Moon Jae-in de l’UDNP, se sont rencontrés hier à Busan. A cette occasion, les deux hommes se sont approchés d’un accord sur la modalité de désignation des candidats de leurs formations aux prochaines législatives qui auront lieu en avril.
Il s’agit pour l’essentiel d’organiser des primaires ouvertes aux électeurs, à condition que les numéros de téléphone portable de ces derniers soient sécurisés avant de les interroger. Cela faisait partie du plan d’innovation de l’UDNP, la première force de l’opposition.
Certains députés du parti au pouvoir, en particulier ceux qui sont proches de la présidente de la République, manifestent alors leur mécontentement dès le lendemain. Pour eux, leur chef a accepté le système de téléphone sécurisé mis en avant par l’opposition. Kim a alors dû s’expliquer aujourd’hui aux membres du conseil suprême, l’organe de décision du parti. Il a alors affirmé qu’il y avait eu un malentendu. En effet, ce système n’est pas inédit, car la sous-commission parlementaire en charge des réformes politiques, la Commission électorale nationale et même sa propre formation avaient déjà étudié la nécessité de l'introduire comme modalité de sondages d’opinion.
Le numéro un du Saenuri est aussi revenu sur la question du redécoupage des circonscriptions législatives. Selon lui, rien n’a été décidé sur le sujet. Il s’est engagé à revoir son homologue de l’UDNP, si nécessaire, pour négocier le dossier avec lui.