La Corée du Sud n'a pas l'intention pour l'instant de mettre en place le THAAD, le système américain de défense antimissile à haute altitude. Mais ce dispositif pourrait être bénéfique pour la Corée du Sud. C'est ce qu'a fait savoir aujourd'hui le candidat désingé à la tête de l'état-major interarmées sud-coréen.
A l'occasion de l'audit parlementaire sur la confirmation de sa nomination, Lee Sun-jin a indiqué que la défense nationale était en train de développer des armes applicables dans le cadre du système de défense antimissile du pays. Il n'a pas manqué de souligner que c'est bien la Corée du Sud qui allait décider de la mise en place du THAAD sur son territoire, en tenant compte de son utilité militaire et des intérêts de l'Etat.
Concernant l'ambition nucléaire nord-coréenne, le haut-gradé a répondu qu’il n’y avait pas d’éléments prouvant la possession d’ogive de missile nucléaire par le régime communiste.
Par ailleurs, juste avant l'audit, la commission parlementaire sur la défense avait été invitée à la séance d'information à huis clos sur « l'opération 5015 », l'intervention sud-coréano-américaine en cas de guerre avec la Corée du Nord.
Aujourd'hui, le quotidien japonais Asahi Shimbun a écrit que cette opération contenait de nombreuses tactiques de guérilla. Or Séoul et Washington auraient conçu ce genre de tactiques pour faire face aux attaques-surprises nord-coréennes de plus en plus fréquentes.
« L'opération 5015 » prône des missions des troupes spécialisées dans l'élimination des personnes ciblées ou la destruction de certains immeubles, pour réduire les sacrifices humains et matériels.