Le ministère sud-coréen de la Défense a tenu à réaffirmer que Séoul restait fidèle à son principe de ne pas accepter les actions militaires du Japon sans sa demande ou son accord. Des actions qui risqueraient d'ébranler la sécurité dans la péninsule coréenne et de porter atteinte aux intérêts de l'Etat.
C'est son porte-parole Kim Min-seok qui a ainsi répliqué aujourd'hui lors d'un point de presse. Ces propos font suite aux remarques faites par le Premier ministre au cours d'une séance d'interrogatoire vis-à-vis du gouvernement, hier, à l'Assemblée nationale. En effet, Hwang Kyo-ahn a laissé entendre que l'intervention des forces d'autodéfense nippones ne serait, en principe, pas autorisée en cas d'urgence dans la péninsule coréenne, mais elle pourrait l'être le cas échéant à en juger par plusieurs circonstances et ce sous réserve de l’aval de Séoul.
A la question de savoir si la Corée du Nord appartient au territoire de la Corée du Sud, Hwang a recouru à la Constitution qui stipule que le territoire sud-coréen comprend aussi les régions au nord du 38e parallèle.
Par ailleurs, concernant l’évocation de ce sujet lors de la rencontre entre les ministres de la Défense sud-coréen et japonais prévue la semaine prochaine à Séoul, le chef du gouvernement a répondu que Séoul ferait part de sa position à Tokyo.