L’entrée des forces d’autodéfense nippones, en cas d’urgence, en Corée du Nord doit être discutée entre Séoul, Washington et Tokyo. C’est ce qu’a fait savoir, mercredi, le ministère sud-coréen de la Défense à travers un communiqué.
Selon le ministère, le Japon a déclaré, la veille, que ses activités militaires seront menées dans le cadre de l’alliance Washington-Tokyo et en suivant le principe de ne pas utiliser la force avant l’attaque de l’ennemi. C’était au cours de la rencontre entre les ministres de la Défense des deux nations – Han Min-koo et Gen Nakatani - dans la capitale sud-coréenne. Il s’agissait de la première visite d’un ministre de la Défense japonais depuis quatre ans et neuf mois.
Le ministère sud-coréen de la Défense a souligné que cette position a été réaffirmée à travers un dossier de presse conjointement publié par les deux pays. Il n’a pas oublié d’ajouter que les manœuvres militaires du Japon seront coordonnées entre Séoul, Washington et Tokyo pour que les intérêts du pays du Matin clair soient reflétés en cas d’urgence.
Ce communiqué a été rendu public suite à la révélation d’un désaccord entre les deux ministres. Lors de leur rencontre, Han avait déclaré que comme la Corée du Nord fait partie du territoire sud-coréen, selon la Constitution, les forces d’autodéfense japonaises devaient obtenir l’aval de Séoul pour y entrer, mais son interlocuteur ne partageait pas cet avis. Pour Nakatani, le contrôle valable de la Corée du Sud ne concerne que le sud du 38e parallèle.