La présidente sud-coréenne Park Geun-hye s’est entretenue, hier après-midi, à la maison Bleue, avec les dirigeants des deux principaux partis politiques, le Saenuri, le parti au pouvoir, et l’UDNP, la première formation de l’opposition. Sur le projet très controversé de manuel d’Histoire unifié, ils n’ont fait que constater de nouveau leur position radicalement opposée. Le gouvernement souhaite l’utiliser dès 2017 dans les collèges et les lycées.
Le chef de l’UDNP, Moon Jae-in, a encore une fois vivement dénoncé cette initiative. Selon lui, le gouvernement tente d’embellir la collaboration sous l’occupation japonaise et la dictature militaire du passé. Et d’ajouter qu’il est difficile de comprendre que la chef de l’Etat s’attache tant à ce projet, alors que l’économie du pays souffre de la mauvaise conjoncture.
Park Geun-hye, de son côté, a critiqué les sept livres d’Histoire actuels. D’après elle, ils sont le fruit d’une perception historique déséquilibrée car 80 % de leurs rédacteurs ont une orientation politique trop axée à gauche. Position appuyée, bien entendu, par le patron du parti présidentiel, Kim Moo-sung.
En ce qui concerne la ratification de l’accord de libre-échange sud-coréano-chinois et l’approbation du projet budgétaire de l’exercice 2016 à temps, les participants se sont montrés conciliants. Cependant, sur les cinq projets de loi sur la réforme du travail, l’opposition a manifesté de nouveau sa réticence.