La présidente sud-coréenne et le Premier ministre japonais ont convenu d’accélérer les négociations entre leurs pays sur la question des anciennes femmes de réconfort afin de les faire aboutir rapidement et ce, lors de leur sommet bilatéral de Séoul le 2 novembre.
Séoul et Tokyo vont organiser demain les premières discussions sur le sujet depuis que leurs dirigeants s’y sont engagés. Cette rencontre entre des directeurs généraux au ministère des Affaires étrangères des deux voisins aura lieu dans la capitale sud-coréenne. Il s’agit de son 10e volet. La réunion précédente a eu lieu il y a deux mois dans la capitale nippone.
Mais les négociations s’annoncent toujours laborieuses. Car le gouvernement nippon ne reconnaît pas sa responsabilité juridique. Il estime que toutes les questions liées à la guerre ont été réglées en 1965 en vertu du traité qui a rétabli les relations diplomatiques entre les deux nations. Du coup, il ne propose qu’une solution humanitaire. De plus, le chef du gouvernement japonais a affirmé, après son sommet avec la présidente sud-coréenne, qu'il serait difficile d'achever les discussions avant la fin de l'année.
Pour leur part, Séoul et les victimes sud-coréennes demandent à Tokyo de faire amende honorable et de reconnaître aussi sa responsabilité juridique.
Park Geun-hye et Shinzo Abe doivent se retrouver lors des grands rendez-vous internationaux prévus en novembre, dont le sommet du G20 ou celui de l’Asean+3. Le dossier de ces femmes enrôlées de force dans les maisons closes de l’armée impériale nippone pendant la Seconde guerre mondiale pourrait aussi s’inviter dans leur conversation, selon les résultats des pourparlers de demain.