Les tractations autours du redécoupage des circonscriptions se poursuivent à l’Assemblée nationale. Et ce, en vue des élections législatives prévues pour avril prochain. Hier, les dirigeants du Saenuri, le parti au pouvoir, et de l’UDNP, la première formation d’opposition, ont de nouveau échoué à trouver un terrain d’entente sur le projet de loi portant sur cette épineuse question qui devait être passé jusqu'à aujourd'hui.
Le parti présidentiel a souhaité réduire le nombre d’élus au scrutin proportionnel. De son côté, la formation de centre-gauche a défendu un nouveau système consistant à élire les députés à la proportionnelle sur la base régionale et non pas nationale comme c’est actuellement le cas.
Les discussions doivent se poursuivre jusqu’au 15 décembre prochain à la commission ad-hoc chargée des réformes politiques du Parlement.
Plus concrètement, Kim Moo-sung, le patron du Saenuri, a affirm, à l'issue des négociations qui ont duré trois jours, que le nombre actuel de 246 députés élus au suffrage universel et 54 pour la proportionnelle ne pourrait être que maintenu. Et ce, si les deux partis ne trouvent pas de compromis. Et d’ajouter que, dans ce cas, une réduction massive des sièges dans les régions rurales était inévitable.
Dans le camp d'en face, Lee Choon-seok, le vice-président du groupe parlementaire, a affirmé avoir proposé d’appliquer partiellement le nouveau système de l’élection proportionnelle. Selon lui, la formation conservatrice avait d’abord acceptée cette proposition en contrepartie de l’approbation du projet de loi sur l'Assemblée nationale. Mais elle aurait changé d’avis au dernier moment en la rejetant en bloc.