La Corée du Sud peut elle aussi être une cible potentielle du terrorisme. C’est une hypothèse plausible selon l’information donnée par le NIS, le Service national du renseignement.
A en croire le député Saenuri Lee Chul-woo, qui a relayé cette information, une dizaine de sud-Coréens ont ouvertement soutenu Daesh et une cinquantaine d’adhérents étrangers aux organisations terroristes ont été forcés à quitter le pays ces cinq dernières années. Le parlementaire qui est membre de la commission des renseignements de l’Assemblée nationale en a fait part aujourd'hui lors d’un point de presse à l’issue des consultations entre son parti et le gouvernement sur les mesures à prendre pour prévenir le terrorisme.
Toujours selon le député, après le jeune homme de 18 ans, du nom de Kim, qui s’est rendu en Syrie via une ville turque afin de se rallier au groupe djihadiste au début de l’année, deux de ses compatriotes ont tenté de s’envoler eux aussi pour la Syrie. Mais il leur a été interdit de partir à l’aéroport.
Lee en a profité pour souligner que le pays du Matin clair n’est plus désormais à l’abri du terrorisme. Il a justifié ses propos notamment par le fait qu’il fait partie de la Croisade internationale contre l’Etat islamique. Six de ses ressortissants ont été tués par le terrorisme à l’étranger et 32 autres blessés. Et environ 1 100 soldats sont présents dans 16 pays.