La présidente sud-coréenne a affirmé que le dossier nucléaire nord-coréen devrait être réglé coûte que coûte en faveur de la paix non seulement dans la péninsule coréenne mais aussi en Asie de l'Est.
Park Geun-hye a fait cette remarque au cours du sommet de l'Asean plus trois qui s'est ouvert aujourd'hui à Kuala Lumpur en Malaisie. Ce sommet réunit les dirigeants des dix pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (Asean) ainsi que de ses trois partenaires de dialogue du nord-est asiatique : la Corée du Sud, la Chine et le Japon.
Pour la chef de l'Etat sud-coréen, une base régionale sur la paix et la stabilité est indispensable pour le développement et la croissance de l'Asie de l'Est. Du coup, elle a plaidé pour le soutien et la collaboration des Etats de l'Asean+3 pour que la Corée du Nord prenne la décision stratégique d'abandonner ses ambitions nucléaires et de s'ouvrir au monde extérieur.
Par ailleurs, Park Geun-hye a prôné une plus large coopération fonctionnelle entre ces nations, qui amènerait, selon elle, à réduire l'écart de développement entre elles et contribuerait ainsi à leur intégration. Dans la foulée, elle a proposé une collaboration en matière notamment de macroéconomie et de finance ainsi qu'en sciences et en technologie.
En parallèle, la numéro un sud-coréenne a souhaité la mise en oeuvre du 2e plan d'action sur le Groupe de vision de l'Asie de l'Est qui a été initié par Séoul dans le but de créer une communauté de cette région.
Enfin, Park Geun-hye a proposé de relever d'un cran le système de coopération trilatéral entre Séoul, Pékin et Tokyo ainsi que la coordination solidaire entre les pays de l'Asean.
Arrivée hier dans la capitale malaisienne pour une série de réunions régionales de haut niveau, la présidente participera, demain au sommet de l’Asie de l’Est composé de l'Asean plus ses huit partenaires - la Corée du Sud, la Chine, le Japon, les Etats-Unis, la Russie, l'Australie, l'Inde et la Nouvelle-Zélande - et à celui de la Corée du Sud-Asean.