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Politique

L’ancien président Kim Young-Sam s'éteint ce dimanche

Write: 2015-11-22 09:58:57Update: 2015-11-22 17:56:41

L’ancien président Kim Young-Sam s'éteint ce dimanche

L'ancien président Kim Young-sam, qui a officiellement mis un terme à 30 ans de régime militaire en Corée du Sud et qui s’est plié au plan de sauvetage international massif pendant la crise financière asiatique de 1997-1998, est décédé, tôt ce dimanche. Il avait 87 ans.

Kim avait été hospitalisé quelques jours avant sa mort en raison d’une septicémie et d’une défaillance cardiaque. Il se trouvait dans un état de faiblesse extrême, selon l’hôpital de l’université nationale de Séoul. Ces dernières années, il fréquentait régulièrement l’établissement hospitalier.

Figure emblématique du mouvement pro-démocratique de la Corée du Sud, Kim a combattu les dictateurs militaires pendant des décennies, avant de jeter les bases d'un transfert de pouvoir pacifique dans un pays qui avait été marquée par plusieurs coups d'État militaires.

En effet, au cours de sa présidence de 1993-1998, il avait inculpé deux généraux devenus présidents de la Corée du Sud pour mutinerie et trahison suite à des coups d’Etat. Pourtant, Kim a gracié les deux condamnés - Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo - à la fin de son mandat.

Kim avait également lancé une campagne anti-corruption en s’engageant à ne pas toucher de fonds politiques, bien que son fils ait été arrêté sur des accusations de corruption et d'évasion fiscale.
Son quinquennat a été marqué par les deux grands événements. Il s’agit de la première crise nucléaire avec la Corée du Nord en 1994 et de la signature d'un plan de renflouement de 58 milliards de dollars avec le Fonds monétaire international (FMI), alors que le pays était frappé de plein fouet par la crise financière asiatique à la fin des années 90.

L’ex-chef de l’Etat avait été élu en 1954 comme le plus jeune membre de l'Assemblée nationale. A cette époque, il était dans le parti au pouvoir de la fin de Syngman Rhee, le premier président de la République. Mais quelques mois plus tard, il avait rompu avec ce groupe en signe de protestation contre une révision constitutionnelle et avait rejoint l'opposition.

Au début des années 80, Kim avait été expulsé de l’hémicycle pour ses activités anti-gouvernementales, peu avant que Park Chung-hee qui avait pris le pouvoir suite à un coup d’Etat militaire en 1961 ne soit assassiné par le chef des services secrets. Il avait ensuite été placé en résidence surveillée à deux reprises pour deux ans, une période au cours de laquelle il a mené une grève de la faim de 23 jours pour protester contre l’oppression politique du dictateur Chun Doo-hwan qui avait mis fin au gouvernement intérimaire par un autre coup d’Etat.

Kim a ainsi passé plus de trois décennies dans l'opposition comme défenseur de la démocratie, bien que son héritage ait ensuite été entaché du fait qu’il s’est allié au leader militaire Roh Tae-woo et un autre parti d'opposition pour créer un nouveau parti au pouvoir.

En 1992, Kim est devenu le chef d’une nouvelle formation au pouvoir et a été élu 14e président, cinq ans après l’échec de sa première candidature présidentielle. Il laisse dans le deuil son épouse ainsi que ses deux fils et trois filles.

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