La présidente sud-coréenne Park Geun-hye et plus d’une douzaine de chefs d’Etat de la région ont condamné, aujourd’hui, la récente série d’attaques terroristes qui s’est produite à Paris et dans d’autres régions de la planète, et se sont engagés à lutter ensemble contre le terrorisme et l’extrémisme violent.
Selon un communiqué publié à la fin du sommet de l’Asie à Kuala Lumpur, les chefs d’Etat ont dénoncé « le terrorisme et l’extrémisme violent sous toutes ses formes et manifestations, y compris la propagation d’idéologies extrémistes violentes ».
Destiné à discuter de questions stratégiques régionales et internationales, ce sommet annuel réunit les dix pays membres de l’Asean ainsi que ses huit partenaires de dialogue que sont la Corée du Sud, la Chine, le Japon, les Etats-Unis, la Russie, l’Australie, l'Inde et la Nouvelle-Zélande.
Cette déclaration est la dernière d’une série d'initiatives prises par les leaders du monde entier, afin d'éradiquer le terrorisme, suite aux récents attentats meurtriers, à Paris, qui ont tué 130 personnes.
Aujourd’hui également, la plupart des dirigeants présents au sommet de l’Asie de l’Est ont affirmé que les différends territoriaux en mer de Chine méridionale devaient être résolus pacifiquement, soulignant la liberté et la garantie de navigation et de survol de cette zone. En effet, la Corée du Sud a un intérêt stratégique dans ces eaux territoriales qu'empruntent 30 % de ses exportations et 90 % de ses importations.
A côté de cela, Park a appelé les Etats membres du sommet de l’Asie orientale à parler d’une seule voix à la Corée du Nord pour aider à résoudre le différend sur son programme nucléaire. En effet, les pourparlers à six pays sur la dénucléarisation de la péninsule sont toujours au point mort depuis fin 2008, le régime de Kim Jong-un poursuivant son développement nucléaire, malgré les avertissements répétés de Séoul et Washington.