Afin d’éradiquer l’extrémisme violent et pour élever les défenses de la paix, l’éducation est primordiale. C’est ce qu’a déclaré, aujourd’hui, la présidente sud-coréenne à l’issue de son discours prononcé au siège de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Park Geun-hye est arrivée lundi à Paris afin de participer à la 21e Conférence des parties (COP21) de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique tenue en France.
«Les défenses de la paix » évoquées par la chef de l’Etat sud-coréen font référence à la phrase suivante de l’Acte constitutif de l’Unesco, entré en vigueur en 1946 : que, les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix. Pour elle, il faut renforcer l’éducation à la citoyenneté mondiale pour mettre fin à l’extrémisme violent qui est, par exemple, à l'origine des récents attentats dans l’Hexagone.
Concernant le nucléaire nord-coréen, la locataire de la Maison bleue a déclaré que l’instabilité et l’intimidation provoquées par un pays particulier sont non seulement une menace pour une région mais pour toute la communauté internationale. Elle a ajouté que le devoir d’apporter la paix dans la péninsule doit être accompli par la réunification pacifique.
En ce qui concerne les relations entre la Corée du Sud et l’Unesco, la présidente Park a dit que l’organisation onusienne a assumé le rôle de partenaire dans le développement et la prospérité du pays du Matin clair. Elle a également ajouté que, pour la paix mondiale, il est de plus en plus nécessaire de renforcer la coopération entre son pays et l’organisation onusienne.
Park Geun-hye est le premier numéro un sud-coréen à prononcer un discours au siège de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture à Paris.
Demain, la présidente sud-coréenne doit s’envoler pour Prague. Sur place, elle doit s’entretenir avec son homologue tchèque. Elle assistera aussi à un forum d'affaires afin de discuter des moyens de renforcement de la coopération bilatérale. Et jeudi, elle tiendra un sommet avec le groupe de Visegrád réunissant quatre pays d'Europe centrale à savoir la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie.