Alors que des médias nippons avaient suggéré la possibilité qu’un sud-Coréen soit l’auteur du bruit d’explosion survenu le 23 novembre au sanctuaire controversé de Yasukuni, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a affirmé qu’il faudrait tout d’abord observer le déroulement de l’enquête des autorités japonaises.
Lors d’un point de presse tenu hier, son porte-parole Cho Joon-hyuk a précisé que pour le moment, le suspect de cet accident n’était pas identifié et que Tokyo n’avait pas informé Séoul du résultat de ses investigations ou demandé sa coopération.
De son côté, le gouvernement nippon a refusé de confirmer les faits relayés par la presse japonaise en disant que les enquêtes étaient actuellement en cours.
Dans ce contexte, le ministre sud-coréen des Affaires étrangères a exhorté aujourd’hui, via son site Internet, ses ressortissants dans l’archipel à faire particulièrement attention. Il leur conseille, par exemple, d’éviter de se rendre à proximité de ce lieu de culte ou des manifestations nationalistes nippones.
Le sanctuaire Yasukuni fait l’objet de controverse car il honore 2,5 millions de soldats tués pour la nation, dont 14 criminels de guerre de classe A.