Une conférence sur le désarmement et la non-prolifération entre la Corée du Sud et les Nations unies s'est ouverte aujourd'hui à Séoul. Il s'agit de sa 14e édition qui dure deux jours avec la participation de quelque 130 experts sud-coréens et étrangers du secteur ainsi que des hauts diplomates en poste dans le pays.
Les discussions seront largement dominées par la mise en application efficace de l'accord nucléaire conclu entre l'Iran et les puissances occidentales cette année. Elles traiteront aussi de l'instauration d'un nouveau dispositif de sécurité nucléaire durable.
Le secrétaire général de l’ONU a ouvert le bal avec son message de félicitations vidéo. Pour Ban Ki-moon, ces thèmes à aborder sont de premier ordre en faveur de la sécurité régionale comme mondiale. Dans la foulée, il a plaidé pour de plus larges efforts de la communauté internationale visant à éradiquer les armes de destruction massive.
De son côté, le conseiller de la diplomatie multilatérale du ministère sud-coréen des Affaires étrangères a accusé la Corée du Nord d'avoir conduit deux essais de missile mer-sol balistique stratégique (MSBS). Pour Shin Dong-ik, il s'agit d'une violation flagrante des résolutions onusiennes.
Demain, un forum sur l'accord nucléaire entre Séoul et Washington sera organisé. Il est question de passer en revue la signification d'un nouveau traité nucléaire bilatéral, entré en vigueur cette année, ainsi que sa mise en application.
La conférence conjointe entre la Corée du Sud et l'ONU sur le désarmement et la non-prolifération a vu le jour en 2001, pour célébrer le 10e anniversaire de l'adhésion de Séoul à l'organisation internationale. Depuis, elle est devenue une réunion annuelle de la région d'Asie-Pacifique en la matière.