Séoul accélère la mise en œuvre des mesures prévues par son accord avec Tokyo au sujet des femmes de réconfort. Ce compromis signé le 28 décembre prévoit notamment la création d’une fondation par le gouvernement sud-coréen pour ces victimes de l’esclavage sexuel. Le Japon y versera 1 milliard de yens.
Afin d’établir cette entité au plus vite, la Corée du Sud a d’ores et déjà commencé des consultations de travail entre les ministères concernés, plus précisément le ministère de la Femme et celui des Affaires étrangères. C’est ce qu’a confirmé le porte-parole de ce dernier, Cho June-hyuk.
Le ministère de la Femme prépare aussi la publication du livre blanc de ces « wianbus ». Un projet qui n’a rien à voir avec l’accord signé entre les gouvernements des deux voisins, selon Cho. Là aussi, les ministères concernés continuent de se concerter sur les détails.
Cela dit, la distribution internationale de ce recueil d’informations n’est pas encore certaine. Le gouvernement prendra sa décision sur la question, en considération de l’accord avec le Japon. Les deux pays se sont engagés à ne plus remettre en question ce dossier sur la scène internationale, notamment aux Nations unies, à condition que le traité soit mis en œuvre avec sincérité.