Le gouvernement sud-coréen envisage de limiter désormais l'entrée de ses citoyens au complexe industriel intercoréen de Gaeseong, afin d'assurer leur sécurité suite à l'essai d’une bombe à hydrogène revendiqué par Pyongyang la semaine dernière.
D'après le ministère de la Réunification en charge des relations avec le pays communiste, cette mesure n'autorise qu'un nombre « minimum » de sud-Coréens à se rendre au nord du 38e parallèle, et prendra effet dès demain.
Un total de 124 entreprises sud-coréennes est implanté dans ce site, situé près de la frontière intercoréenne, en employant environ 54 000 nord-Coréens. Ce complexe mixte a ouvert ses portes en 2004 en tant que symbole de la réconciliation nord-sud.
La semaine dernière, Séoul a commencé à restreindre l'entrée de ses civils à Gaeseong sur fond de tension géopolitique hautement élevée. Dans ce contexte, les hommes d'affaires directement impliqués dans les opérations des usines sont autorisés à s'y rendre. Les responsables des entreprises sous-traitantes, quant à eux, pourront y accéder, à condition qu'ils entrent et sortent de la zone le même jour.
Ainsi, le nombre de sud-Coréens qui séjournent au complexe de Gaeseong sera réduit à hauteur de 650 personnes par jour contre 800 actuellement.
Dans le passé, le Sud avait pris des mesures similaires, à chaque fois que le Nord a brandi des provocations militaires : explosion de mines antipersonnel dans la DMZ en août 2015, 2e essai nucléaire en 2009 et bombardement de l'île de Yeonpyeong en 2010.