La FKTU, la première centrale syndicale sud-coréenne, a déclaré la « rupture » de l’accord qu’elle avait trouvé en septembre dernier avec le gouvernement et le patronat dans le cadre d’une commission trilatérale. Elle a fait valoir cela hier à l’issue d’une réunion de son comité exécutif central, son organe de décision. Les dirigeants de la centrale et ceux des syndicats interprofessionnels y étaient présents.
C’est la récente annonce du gouvernement qui a motivé sa décision. Le ministère du Travail et de l’Emploi a en effet rendu publiques deux nouvelles mesures, l’une sur les licenciements des salariés à faible performance et à faible compétence pour l’emploi, l’autre sur le changement des règles du travail. Problème : avant de les annoncer, il n’a pas demandé l’avis de la FKTU. Celle-ci reste cependant au sein de la commission à trois.
Mais son chef Kim Dong-man a annoncé qu’il allait décider de l’éventualité de la quitter après avoir discuté avec le gouvernement pendant la semaine à venir. Il demande aussi à celui-ci de déclarer publiquement et d'ici le 19 janvier qu’il discuterait de ses nouvelles politiques selon l’esprit de l’accord à trois. Une demande qui n’est pas acceptée pour le moment.
Les cinq organisations patronales ont elles aussi montré du doigt la centrale et appelé celle-ci à retourner à la table du dialogue.