Séoul et Tokyo ont convenu de faire de leur récent accord sur les femmes de réconfort un tremplin pour élargir leur coopération économique. Les deux pays ont pris un tel engagement lors de leurs 14es consultations économiques de haut niveau. Elles se sont déroulées hier dans la capitale du Japon. Il s’agit de la première conférence de ce type depuis que les deux pays se sont entendus sur l’épineux dossier des victimes d’abus sexuels de l’armée nippone pendant la Seconde guerre mondiale.
Dans sa prise de parole au début de la réunion, le représentant nippon Yasumasa Nagamine a affirmé que le pacte signé le 28 décembre dernier avait permis de régler la question de façon définitive et irréversible. Et d’ajouter que depuis, les deux pays établissent de nouvelles relations bilatérales.
Son homologue sud-coréen, Lee Tae-ho, est lui aussi sur la même longueur d’onde. Mais il s’est contenté de dire qu’il y avait eu une avancée dans le dossier et que cela ouvrirait une nouvelle ère de coopération entre les deux voisins.
Les discussions d’hier auraient porté sur les produits de la mer japonais pêchés dans le nord-est de l’archipel, dont l’importation sud-coréenne reste interdite depuis l'accident nucléaire de Fukushima. Elles auraient également été consacrées à l'éventuelle adhésion de Séoul au Partenariat trans-pacifique (TPP).