Pyongyang est donc battu par Séoul en ce qui concerne la puissance des émissions de propagande mutuelle, diffusées à la frontière intercoréenne. Peut-être pour combler ce manque, son armée a envoyé de l’autre côté de la frontière des tracts hostiles à la présidente sud-coréenne et demandé d’arrêter les messages anti-Kim Jong-un de Séoul par haut-parleurs.
D’après l’état-major des armées, on a aperçu des soldats nord-coréens faisant partir de grands ballons en plastique transportant ces prospectus hier après-midi et aujourd’hui au petit matin. Ces tracts ont été découverts principalement dans la région de Séoul. C’est rare que l’armée populaire les y envoie.
Malgré cela, Séoul continuera de diffuser ses émissions en direction du Nord. Il étudie même la possibilité de reprendre des lâchers de tracts anti-Pyongyang.
Avant même une telle décision, ce type d’action a été déjoué aujourd’hui. La police a empêché cinq activistes de lâcher des ballons gonflés à l’hélium, auxquels étaient accrochés plusieurs milliers de messages critiquant le régime communiste.