Le gouvernement sud-coréen affirme donner la primauté au dénouement de la question nucléaire nord-coréenne cette année. Pour cela, il s'alignera sur l'initiative de la communauté internationale d'imposer des sanctions plus fermes contre Pyongyang pour son dernier test nucléaire.
En même temps, le Sud répondra avec fermeté aux éventuelles provocations supplémentaires du Nord. Il ne manquera pas cependant de poursuivre en parallèle sa politique intercoréenne visant à instaurer une confiance mutuelle qui ouvre la voie à la réunification des deux Corées.
Telles sont les grandes lignes pour cette année esquissées conjointement par le ministère des Affaires étrangères, celui de la Réunification et celui de la Défense qui ont été présentées aujourd'hui à la présidente Park Geun-hye.
L'année dernière, l’exécutif a conjugué ses efforts pour mettre fin à l'hostilité entre les deux Corées tout en se préparant à la réunification. Pourtant, le règlement de ce dossier est placé au sommet des objectifs de la politique à accomplir de l'année.
Le ministère des Affaires étrangères cherchera à trouver un consensus mondial sur la provocation nucléaire du pays communiste. Le ministère de la Réunification, quant à lui, fera d’abord face à ce dossier, avant de tenter le dialogue ou la coopération avec la Corée du Nord. Ainsi la dénucléarisation et la détente militaire dans la péninsule seront désormais évoquées lors d'une rencontre nord-sud, une fois ouverte.
Enfin, le ministère de la Défense relèvera d'un cran la posture de la sécurité du pays en prévision des nouveaux défis militaires de Pyongyang.