A moins de trois mois des élections législatives, pour lesquelles le Saenuri, la majorité conservatrice, est donné largement favori, la Corée du Sud a un nouveau parti politique.
C’est Ahn Cheol-soo, ex-cofondateur du Minjoo, qui l’a officiellement lancé aujourd’hui lors d’un congrès qui s’est tenu à Daejeon au centre du pays. Il avait claqué la porte de cette première force d’opposition en décembre dernier. C’est donc le résultat de sa rupture. La nouvelle formation s’appelle le Parti du peuple. Elle se veut centriste et réformiste.
Elle s’est choisi à sa tête Ahn et Chun Jung-bae. Ce dernier avait lui aussi quitté le Minjoo et envisagé de créer son propre parti. Les deux camps se sont récemment regroupés. Quatre membres de son conseil suprême ont également été nommés.
Dans son discours d’acceptation, Ahn a déclaré la fin de la « vieille politique » et de « l’ancien régime politique ». Il s’est également engagé à lutter contre toutes les inégalités, que ce soit des richesses ou des régions, et à réaliser l’alternance politique.
Il s’est emparé de l’occasion pour proposer au Saenuri et au Minjoo de tenir une conférence à trois consacrée à l’amélioration du quotidien des sud-Coréens. Cet ancien entrepreneur et médecin les a appelés en même temps à voter au plus vite les projets de loi autour desquels ils poursuivent leur bras de fer.
Le nouveau parti a adopté sa charte et son règlement qui prônent notamment la croissance impartiale et l’investiture démocratique et transparente de ses candidats à des élections.