Le ministre sud-coréen de la Défense a ordonné à son armée de répondre « activement » à l’imminent lancement de missile à longue portée de la Corée du Nord.
Han Min-koo a donné ces instructions au cours d'une conférence d'urgence avec les hauts gradés aujourd'hui, alors que Pyongyang serait à pied d'œuvre pour procéder à un tir de missile qu'il prétend être un véhicule spatial, dans les prochaines semaines.
Pour le chef de la défense sud-coréenne, l'armée du pays doit maintenir sa posture de défense inédite tant sur le plan mental que physique. Du coup, il a appelé les officiels de l'état-major interarmées à réagir activement au lancement d'un missile balistique nord-coréen.
En parallèle, Han a aussi tenu une visioconférence avec le capitaine du destroyer Aegis de la marine, actuellement déployé en mer Jaune. Il lui a demandé de détecter et de pister promptement le tir d'un projectile.
D'autre part, les autorités militaires de Corée du Sud, des Etats-Unis et du Japon ont elles aussi organisé une conférence via vidéo. Ces trois alliés se sont penchés sur les moyens de faire front commun dans le sillage des préparatifs du régime de Kim Jong-un.
A l'ordre du jour : la situation dans le pas de tir de Dongchang-ri sur la côte ouest de la Corée du Nord ainsi que le partage des informations sur la trajectoire de l'engin nord-coréen.
Séoul, Washington et Tokyo ont relevé d'un cran leur surveillance depuis que Pyongyang a informé l'Organisation maritime internationale (OMI) de son projet de lancer un missile à longue portée entre le 8 et 25 février prochain.