Le Service national du renseignement (NIS) considère le satellite que la fusée nord-coréenne a chargé à son bord comme un missile balistique, à en juger par le poids de l'engin.
C'est du moins ce qu'ont estimé les députés membres de la commission parlementaire chargée du renseignement, lors d'un point de presse, quelques heures après que la Corée du Nord a mis à feu une fusée malgré les avertissements internationaux.
Selon ces députés, citant les services secrets sud-coréens, le satellite est présumé peser 200 kg, deux fois plus lourd que celui lancé en 2012. Mais un satellite pesant environ 200 kg est considéré comme sans valeur. Selon Lee Cheol-woo du parti conservateur, un engin pertinent pèse en général entre 800 et 1 500 kg.
Par ailleurs, le NIS juge que la Corée du Nord n'aurait pas cette fois procédé à un test de rentrée atmosphérique, une condition inéluctable pour le développement d'un missile balistique intercontinental (ICBM). Toutefois, il admet que Pyongyang aurais acquis plus ou moins une technologie en la matière. En outre, il prévoit que le pays communiste ne se laissera pas influencer en conduisant un 5e essai nucléaire et un lancement de missile mer-sol balistique stratégique (MSBS), ainsi que le retraitement de barres de combustible irradiées.
Enfin, les services secrets sud-coréens prédisent que pour étouffer ces tentatives, le régime de Kim Jong-un entreprendrait des provocations localisée à la frontière maritime intercoréenne (NLL) et une cyberattaque.