Au lendemain des fêtes de Seollal, le Nouvel an lunaire, les partis rivaux ont ouvert aujourd'hui une session extraordinaire pour le mois de février.
Les travaux parlementaires s'annoncent déjà houleux, face aux projets de loi controversés sur lesquels les deux camps n'ont pas réussi à aplanir leurs différends le mois dernier.
En effet, le Saenuri, le parti au pouvoir, et le Minjoo, la première force de l'opposition, campent sur leur position, sauf en ce qui concerne la loi sur les droits de l'Homme en Corée du Nord.
Concernant la disposition sur le développement de l'industrie des services, le parti de centre-gauche a manifesté ses préoccupations quant à l'éventuelle privatisation du secteur médical. Du coup, le Minjoo a proposé 15 articles qui feraient exception auxquels le parti conservateur restait réticent.
Par ailleurs, les deux formations ont plus ou moins trouvé un terrain d'entente à propos de la loi sur la lutte contre le terrorisme. Cependant, ils restaient toujours divisés sur le pouvoir à exercer par les services secrets en tant qu'organisme chargé de contrer les actes terroristes.
Le Saenuri et le Minjoo diffèrent aussi sur le redécoupage des circonscriptions électorales en amont des législatives du 13 avril prochain. Ils sont provisoirement tombés d'accord sur 253 sièges et 47 à la proportionnelle. Toutefois, le parti présidentiel plébiscite l'adoption préalable des projets litigieux alors que le camp d'en face réclame leur approbation en parallèle.
Dans cette circonstance, les partis rivaux tenteront de trouver un modus vivendi en se réunissant en session plénière le 19 et le 23 février. Avant, les représentants de leurs groupes parlementaires monteront sur l'estrade les 15 et 16 février pour prononcer une allocution respective. Celle-ci sera suivie par une séance de questions au gouvernement les deux jours suivants. Ensuite, chaque commission permanente sera convoquée pour discuter des dispositions faisant l’objet d’un contentieux.