Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères poursuit ses efforts diplomatiques tous azimuts pour l'adoption d'une résolution musclée contre la Corée du Nord.
Après s’être rendu au siège de l'Onu à New York, Yun Byung-se a assisté, hier, à la 52e conférence sur la sécurité de Munich. Dans son discours, Yun a affirmé que la communauté internationale devrait appliquer la « tolérance zéro » contre les programmes nucléaire et balistique du régime de Kim Jong-un, qui constituent une grave menace à l'échelle mondiale. Et d'ajouter qu'il faudra infliger à celui-ci des blessures insupportables pour le mener à faire le bon choix. L'arrêt de l'exploitation à Gaeseong s’inscrirait dans cette perspective.
Peu avant, le chef de la diplomatie sud-coréenne s'est entretenu avec son homologue chinois, Wang Yi, en appelant le traditionnel allié du royaume ermite à jouer un rôle responsable en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. D'après le ministère sud-coréen des Affaires étrangères, le diplomate chinois a reconnu la nécessité d'accélérer les discussions en vue d'adopter une nouvelle résolution onusienne. Pourtant, Wang a mis en avant que les dispositifs liés à la sécurité d'un pays devraient prendre en compte les intérêts et les préoccupations de ses nations voisines.
Yun Byung-se enchaînera aujourd'hui les entretiens bilatéraux avec ses homologues américain et russe, respectivement John Kerry et Sergueï Lavrov.