Suite à l’arrêt de Gaeseong, le gouvernement sud-coréen a affirmé que le régime de Kim Jong-un devrait assumer l’entière responsabilité des conséquences qui en découleraient, en l'avertissant de ne pas porter atteinte aux avoirs de ses citoyens.
Le ministre sud-coréen de la Réunification Hong Yong-pyo a tenu ces propos aujourd'hui lors d'un point de presse, en déplorant des mesures «injustes» et « extrêmes ». Celles-ci concerne notamment l'expulsion du personnel sud-coréen, le gel des avoirs des entreprises et la rupture de tous les canaux de discussions intercoréens.
Quant aux entreprises implantées au complexe industriel mixte, Hong a affirmé que l’exécutif fera de son mieux pour fournir des aides adaptées rapidement.
De son côté, le ministre sud-coréen de la Défense a annoncé rester sur le qui-vive face à l'éventuel redéploiement d'une unité de l'armée nord-coréenne sur le site intercoréen. C'est ce qu'a fait savoir aujourd'hui son porte-parole, Moon Sang-kyun, au cours d'un briefing régulier, avant d'ajouter cependant qu'aucun mouvement particulier n'y a été observé jusqu'à présent.
Moon a également déclaré que toutes les lignes de communications directes avec le Nord étaient actuellement bloqués, que ce soit sur les côtes est ou ouest ou au village de la trêve de Panmunjom, à cheval sur la frontière intercoréenne.