Peu avant son allocution, Park Geun-hye a rencontré au siège de l’Assemblée nationale son président Chung Ui-hwa et les dirigeants des partis rivaux.
Au cours de leur conversation qui a duré 25 minutes, elle s’est de nouveau expliquée sur la politique nord-coréenne de son administration, nommée le « processus de confiance sur la péninsule ». Elle a précisé que cette politique ne consiste pas à compter inconditionnellement sur le régime de Pyongyang et que Séoul réagirait fermement à ses provocations tout en laissant toujours la porte ouverte au dialogue.
Cela dit, après l’allocution présidentielle, leurs réactions n’ont pas été unanimes. Le patron du Saenuri au pouvoir et le chef de son groupe parlementaire ont affirmé que la chef de l’Etat a été convaincante. Ils ont alors exhorté l’opposition à apporter maintenant sa coopération pour voter les projets de loi controversés.
Dans le camp d’en face, le Minjoo, la première force d’opposition, trouve insuffisantes les explications de la présidente sur la fermeture du complexe de Gaeseong. Une mesure qu’il a qualifiée d’« improvisée ».
C’est la première fois depuis octobre dernier que la chef de l’Etat a rencontré au Parlement les dirigeants de la majorité et de l’opposition.