Les partis d’opposition continuent de se livrer à un exercice de flibusterie pour retarder le vote au Parlement de la proposition de loi antiterroriste. Ce texte avait été déposé à l'origine en 2001 après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Mais il reste toujours bloqué.
Face à l’accroissement de la menace nord-coréenne et du terrorisme international, l’administration Park Geun-hye continue d’exhorter les députés à le passer. Les partis rivaux ne sont cependant pas parvenus à une entente.
Dans ce contexte, le président de l’Assemblée nationale a décidé hier d’utiliser son droit pour le soumettre au vote. Pour cela, la séance plénière s’est ouverte hier soir à 19h. Depuis son commencement, les députés de l’opposition ont bloqué le vote dans un exercice d’obstruction parlementaire.
Ils exploitent une règle qui leur permet de conserver la parole aussi longtemps qu'ils le souhaitent. Le premier orateur, le député Kim Kwang-jin du Minjoo a tenu le micro pendant 5 heures et 33 minutes. Puis son collègue du Parti du peuple Moon Byung-ho 1 heure et 49 minutes. Et la députée Eun Soo-mi, également du Minjoo, 10 heures et 18 minutes. Ce marathon verbal doit se poursuivre encore.
Les élus du Saenuri, la majorité présidentielle ont bien sûr quitté l’hémicycle pendant leurs discours. Certains d’entre eux ont même manifesté contre le blocage de l’opposition.
Je vous rappelle que le droit de recueillir les informations sur ceux qui sont soupçonnés de terrorisme est la principale pomme de discorde entre les deux camps. La majorité demande à le confier à l’Agence nationale du renseignement (NIS). Pour l’opposition, cela permettra à ces services secrets d’abuser son pouvoir.