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International

Travail forcé : Tokyo donne 30 jours à Séoul pour accepter ou non une consultation diplomatique

Write: 2019-01-14 11:39:43Update: 2019-01-14 20:35:56

Photo : YONHAP News

Le Japon a proposé à la Corée du Sud une « consultation diplomatique » autour de la question des Coréens contraints de travailler dans des usines nippones durant la Seconde guerre mondiale. Il a en outre demandé à Séoul de se prononcer sur cette proposition dans les trente jours, un délai qui n'est toutefois pas stipulé dans un pacte sur cette question signé en 1965 par les deux pays.

Le gouvernement sud-coréen envisage d'examiner cette proposition, mais ne se sent pas concerné par ce délai. Effectivement, pour lui, cette contrainte temporaire, injustement proposée, serait un prétexte que Tokyo souhaite utiliser pour atteindre son ultime objectif : porter l'affaire devant la Cour internationale de justice (CIJ).

Pour rappel : la Cour suprême sud-coréenne a ordonné en octobre dernier à l’entreprise japonaise Nippon Steel & Sumitomo Metal Corp. (NSSM) d’indemniser quatre sud-Coréens enrôlés de force. La partie japonaise ayant rejeté cette décision, les plaignants ont déposé une demande de saisie des avoirs de PNR, une coentreprise que NSSM a créée avec le sidérurgiste sud-coréen Posco. Et le tribunal sud-coréen de Pohang, où siège justement Posco, a accepté cette demande.

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